Paroles de l'album "Debbie" (2004)

Paroles de l'album "Debbie" (2004)
Titres :
01. Debbie
02. En travers len néons
03. Céleste
04. Marie ou Marilyn
05. J'hallucine
06. Autour de moi les fous
07. Dans le bleu de l'absinthe
08. Comme une ombre
09. Marta
10. Clandestins
11. Tu y crois

Fiche technique : Editeur BARCLAY / Son stereo / Enregistrement studio / Qualité DDD

Prix : environ 18 euros

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Debbie

Debbie

Aux lumières de la ville des visages sans nom
Tentons un exile dis-moi quel horizon
Au milieu des soirées, des rêves et des branleurs
Écorché, déchiré…

Aux lumières de la ville des visages sans nom
Au milieu des vipères et combats de scorpions
Au feu dans les quartiers y’a des rêves aux casseurs
Écorché, déchiré…

Allez danse Debbie, toute nue dans les bars
Allez chante Charlie au gré des gyrophares
Allez chante la vie, allez danse la vie, allez trans la nuit, avec toi…

Aux lumières de la ville déchu de ton regard
Allez danse poupée au feu sur les comptoirs
Défoncé, déchiré…

Aux anges de mes nuits sans dessous les étoiles
Enfants du paradis recherchent une escale
Défoncé, déchiré…

Allez danse Debbie, toute nue dans les bars
Allez chante Charlie au gré des gyrophares
Allez chante la vie, allez danse la vie, allez trans la nuit
Allez danse Debbie pas peur de mourir
Que nous allume encore ton sourire en saphir
Jusqu’au bout de la fête au plaisir de la chair
Allez viens, allez viens, allez viens…

Dans le lot de la nuit allez brûle la vie,
La vie comme un éclair, au plaisir de la chair,
Le plaisir des plaisirs, j’ai la soif de vivre,
La fièvre qui monte et puis toi, et puis toi
Qui m’enivre, qui m’enivre…

Allez danse Debbie, toute nue dans les bars
Allez chante Charlie au vent des gyrophares
Allez chante la vie, allez chante la vie, allez trans la nuit
Allez danse Debbie pas peur de mourir
Que nous allume encore ton sourire en saphir
Jusqu’au bout de la fête au plaisir de la chair
Allez viens, allez viens, allez viens…

Mes passages préférés : 1:28-1:42 / 1:45-2:39 / 2:56-3:31

Pour mieux comprendre les paroles de l'album "Debbie", je mets l'interview du rock mag n°45 de septembre 2004 :

Rock mag :
On pense beaucoup a Noir Desir en écoutant ce titre, dans le genre énergie du désespoir ...

Damien Saez :
Cest drôle, je crois que c'est un conditionnement culturel qui fait que quand tu entends le mot "écorchés" dans une chanson, tu penses à Noir Desir. Mais bon c'est normal, on est tous fait d'influences, quand tu écoutes des artistes, ou même que tu lis des auteurs, ça passe dans le conscient, le subconscient, puis tu digères, c'est ce qui fait ce que tu es, ces nourritures. Après tu recraches forcement un peu de tout ça dans ce que tu fais. Tu vois Brel, par exemple, je n'ai aucun rapport avec lui, si tu regardes bien, mais c'est mon maître et je pense à lui quand j'écris certaines chansons : pourtant mon écriture est plus moderne.
# Posté le lundi 18 octobre 2004 11:40

"En travers les néons"

"En travers les néons"
En travers les néons


En travers les néons
Dans la mégacité
Aux merveilles,
Tu traces ton dessein
Petit bout d'évasion
Comme un phare au milieu
De la mer, tu éclaires
Une destination

Tu ressembles à ce rêve
Que j'ai fait autrefois
Que j'ai fait tant de fois
Que j'ai fait avec toi!
Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Aller dis-le, qu'on le refera!

Les yeux comme des perles au noir des mers de Chine,
Oh merveille tu me donnes la main
Petit bout de beauté
Poésie incarnée
Prisonnier de tes reins, que c'est bon!
Quand tu me tiens tu ressembles à l'amour qua j'ai fait autrefois
Que j'ai fait tant de fois
Que j'ai fait avec toi!
Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Aller! Jure et susurre qu'on le refera

Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur
Tu connais pas
Perdue dans les soirées
Seule au milieu des loups
Tu t'enfonces
Au bord des précépices
Tu cherches les réponses
Aux abîmes de feu
De la cime tes yeux
A mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
Que j'ai fait trop de fois
Que j'ai fait avec toi

Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Aller, jure, allez crache
Qu'on le refera!

Tu ignores le vide devant toi!
Les vertiges et la peur
Tu connais pas
Tu ignores le vide devant toi!
Les vertiges et la mort
Tu connais pas
Eveillée, dans la cité perdue,
Au travers de la nuit toi tu vas bien,
Toi tu vois bien en travers la douleur et la mélancolie,
Tout ira bien,
Tout ira bien

Dans la cité perdue,
Au travers de la nuit
Toi tu vois bien
Toi tu vois bien
En travers la douleur
Et la mélancolie
Tout ira bien,
Tout ira bien

Mes passages préférés : tout

Rock Mag :
Pour cette chanson, de quel(s) rêve(s) parles-tu ?

Damien Saez :
Quand je dis : "tu traces ton dessein", je pense aussi au trait d'un dessin. Alors ça parle de rêves que je fais dans le sens projets : l'envie de dessiner comme l'envie d'écrire, de composer, de chanter, de faire des voyages. Et puis quand on a des projets, parfois, on ne voit pas le vide qu'on a devant soi. Quand je dis : "Perdue dans les soirées", c'est que de mon point de vue, la fille dont je parle est perdue, mais elle ne le sait même pas, puisque plus loin je dis : "Les vertiges et la peur tu connais pas". C'est comme si je disais : "Allez, ok tu vas gravir le Mont-Blanc parce que c'est ton projet, ton rêve, et que tu veux le réaliser, mais tu vas voir une fois que tu seras en haut, tu le sentiras, ce grand vide qu'il y a derrière un rêve réalisé." Cette chanson ne dit rien d'autre que ça : on n'a pas idée du vide qu'il y a derrière nos projets. On croit que les accomplir est une fin, mais ce n'est qu'un début. En fait c'est la fureur de vivre "En travers les néons". La fille dans la chanson, elle est consciente du dépassement de soi. Mais vers où, elle ne le sait pas. J'aime à me dire que je suis toujours en devenir. Si je ramène à moi : ce que j'aime c'est faire des chansons. Ca c'est terrible. Ce qu'il y a en revanche, juste après cet instant magique de l'écriture, c'est le grand vertige.
# Posté le lundi 18 octobre 2004 12:10
Modifié le samedi 23 octobre 2004 12:09

"Céleste"

"Céleste"
Céleste

Du céleste s'éteint ma bouche
Aller vers toi!
Du parfum le désir que j'aime.
T'étais là,
Seule au bord du ravin, tu me dis
"On y va?"
Toi contre moi,
Moi contre toi.

Dans la boîte d'ennui
C'est la soif qui a...
Faim dans le ventre grandit,
S'envisagent les seins;
Dans le cri de la nuit
Qui nous détruira, je n'ai peur de rien
Quand tu es là,
Moi je ne crains,

Rien que toi, rien que moi
Faits de fièvres et d'envie
Dans la suie on se noie
Assoiffés d'interdits;
Rien que toi rien que moi
Au sein de l'incendie
Je t'invite au combat et toi,
Tu me dis oui,
Aller viens...

Sur la piste décollent
Les chevaux enragés.
S'emballent et puis se collent
Les lèvres empoisonnées.
S'unissent les venins
Et nous ne faisons qu'un.
Vérités du sacré,
Tu me donnes la clef.

Rien que toi, rien que moi
Faits de fièvres et d'ennui
Dans la suie on se noie
Assoiffés d'interdits;
Rien que toi, rien que moi
Au sein de l'incendie
Je t'invite au combat
Et toi tu me dis oui
Allez viens...

A l'amour à la mort
Toi tu cherches le jour
A l'amour à la mort
Couteaux dans le velours

A l'anarchie des corps
Tu t'élèves et tu brûles
Tu gémis au secours
A la mort, à l'amour
A l'amour, à la mort
Toi tu cherches le jour
A l'amour à la mort
Couteaux dans le velours
A l'anarchie des corps
Tu t'élèves et tu brûles
Tu souris et tu cours
A la mort à l'amour

Mes passages préférés : tout

Rock Mag :
Alors là, c'est deux contre le reste du monde ? Mais que veut dire cette première phrase au juste : "Du céleste s'éteint ma bouche" ?

Damien Saez :
Eh bien en fait j'ai voulu que le mot céleste, qui à la base est quand même un mot très pompeux, soit quantifié. Du céleste comme si c'était une matière. Si céleste est le personnage, et que le personnage est une planète, une fois que je suis sur cette planète, je n'ai plus besoin d'écrire : alors ma bouche s'éteint. Je ne dis plus rien. Ca parle de la création. La création vient du chaos. La digestion de tes nourriture intellectuelles ou affectives, dont je parlais tout à l'heure, donne lieu à l'expulsion. Mais l'expulsion de tout le monde, tu vois ce que je veux dire, pas l'accouchement. Ecrire ce n'est pas accoucher, accoucher ça va encore bien au-delà. Non, écrire c'est chier après la digestion, on va dire. J'aime bien cette métaphore un peu crade.
# Posté le lundi 18 octobre 2004 12:24

"Marie ou Marilyn"

"Marie ou Marilyn"
Marie ou Marilyn

Retiens moi si tu peux refermer la blessure
Qui me tient à la vie et le mal qu'on se fait
Et les coups de couteaux qui transpercent et les plaies
Du silence et la nuit qui fait pleurer mon âme
Et la mélancolie, dis moi quand ça finit,
Les pouvoirs et les vents
Qui me poussent et qui m'attirent
Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir
Dis quel est le chemin?
La vierge ou la putain?
Marie ou Marylin
Peu importe ton nom
S'il y a la passion
S'il y a la communion
Des corps et des esprits
Paris ou Miami
Vas-y pour la folie
Vas-y pour l'insomnie,
Va pour le paradis!


Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m'en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu'au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m'en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu'au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Vas-y dans le trou!
Oui moi ça me rend fou!

Retiens-moi si tu peux refermer la blessure
Qui me tient à la vie et le mal qu'on se fait
Et les coups de couteaux qui traversent les plaies
Du silence et la nuit qui fait pleurer mon âme
Et la mélancolie à l'heure où tout s'incline au vent des religions
Dis-moi quand ça finit?
Les pouvoirs et le sang
Qui me poussent et m'attirent
Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir

Marie ou Marilyn?
Peu importe ton nom!
S'il y a la passion!
S'il y a la communion!
S'il y a le frisson!

Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m'en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu'au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m'en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu'au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Vas-y dans le trou!
Oui moi ça me rend fou

A l'arrière des backrooms
Y'a des beautés divines
Vous ne soupçonnez pas
Les pulsions qui m'animent
Quand elle pris à vos pieds
Quand il n'y a plus qu'à s'aimer
Aux alliances éternelles
Immaculée conception de la vie,
Paris ou Miami
Vas-y pour la folie, au gré des paradis
Artificiels-faut bien toucher le ciel
Dans la beauté du sale
Dans la beauté du mal!
Artificiels-faut bien toucher le ciel
Dans la beauté du sale
Dans la beauté du mal
Artificiels-faut bien toucher le ciel
Dans la beauté du sale
Dans la beauté du mal

Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m'en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu'au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m'en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu'au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Vas-y dans le trou!
Oui moi ça me rend fou!

Mes passages préférés : 1:34-3:49

Rock Mag :
La vierge ou la putain ? Le sexe comme trompe-la-mort ? Le trou dont tu parles, c'est le vagin, le tombeau, ou les deux à la fois ?

Damien Saez :
Ouais, ouais, c'est exactement ça ! Exactement. Au début on m'a dit : "Oh non, tu ne peux pas laisser cette phrase, "Vas-y là dans le trou". Mais plus quun trompe-la-mort, le sexe c'est déjà le première étape, on dit bien que l'orgasme c'est la petite mort. Alors oui, c'est à la fois la tombe et le vagin. Représenté par les deux femmes, la vierge et la putain. Marie, comme celle qu'on trouve après la mort, dans le tombeau ; Marylin, comme celle qu'on trouve avant, dans l'autre "trou". Là je m'attends à ce qu'on me dise que ça ressemble à Noir Désir, tu vois. Pourtant, à mon avis, c'est beaucoup plus proche de "Ligth My Fire" des Doors, c'est brut, pas dans la recherche des harmonies.
# Posté le lundi 18 octobre 2004 12:33

"J'hallucine"

"J'hallucine"
J'hallucine

Dans la cité des anges aux abords du Mexique
Nous tentons l'évasion dans le feu de la passion
Avec toi
Tu verras
Dans la poussière noire, allez dans les loups
Au milieu des serpents, tu partages le sang
Avec moi
Tu verras.

Dans tes yeux
Y'a la flamme
Y'a le feu
Qui ne s'éteint pas,
Dans tes yeux,
On y voit,
Toujours plus loin,
Dans tes reins.
Perdus dans le désert nous suivons le chacal
Et les tambours indiens nbous montrent les chemins
Qui nous mèneront droit au coeur
N'aie pas peur
Quel que soit le combat, tu te relèveras
Du royaume des morts, dragons et mauvais sorts,
A la force de l'âme, sous le chant du chaman,
Tu vaincras
Si tu crois

Dans tes yeux,
Y'a la flamme
Y'a le feu
Qui ne s'éteint pas,
Dans tes yeux,
On y voit,
Toujours plus loin,
Dans tes reins

J'hallucine

Que s'allume le ciel!
Que se fende la terre!
Devenir éternel.
Retourner la poussière.
Je gravirai les montagnes d'or,
Et le corps dans le corps
Au sommet
Dans le sang unifié,
De tes nuit sans frontière
Je serai la lumière,
Comme un guerrier vaudou
Seul au milieu des loups,
Que les tambours indiens
Nous montrent les chemins
Dans le paranormal
Dans l'animal instinct

Mes passages préférés : 2:44-4:35

Rock Mag :
Tu t'es mis au chamanisme ? Et ce feu dont tu parles, il te consume ou il t'anime ?

Damien Saez :
Non, non, je ne me suis pas mis au chamanisme, mais j'ai imaginé. En fait, ma copine est allée en Amérique du Sud, elle a fait Pérou, Bolivie, Venezuela. Et donc un soir elle s'est retrouvée à boire l'élixir de cactus et tout, pour rentrer en transe, elle m'a tout raconté ensuite, alors moi en parallèle, j'ai imaginé comment ça se serait passé si je l'avais fait aussi et j'en ai fait cette espèce de blues un peu limite, le blues d'un Indien d'Amérique par exemple. C'est mon péché mignon d'associer les personnes à des paysages : c'est ce que je fais dans cette chanson. Sinon, le feu, il te consume, évidemment, c'est la folie en toi.
# Posté le lundi 18 octobre 2004 12:41
Modifié le samedi 23 octobre 2004 12:07