"Autour de moi les fous"

"Autour de moi les fous"
Autour de moi les fous

Autour de moi les fous font la conversation
Les données du système moi, je n'y comprends rien

A la table des rois on a jeté les dés
Les peuples sous la croix et les femmes au combat

Demain nous verrons bien toujours pire je suppose
Au plus bas du tréfonds de la nature humaine

Naufragés dans la nuit direction la sortie


Nous tentons l'évasion comme on peut au milieu
Des mangas à la con, des crétins animés


L'infantilisation au service des pouvoirs
au gré des élections c'est la prostitution

C'est Connard le Barbare qui gouverne l'étoile,
La faim sur les trottoirs de la Californie

Et la merde qu'on bouffe... au goût de paradis

On s'achète, on se vend
Au vent des hémisphères,
On se jette, on se prend
Contre un peu d'éphémère,
Sur l'étoile d'argent le cerveau ou la chair
Faudra choisir un camp L'obscur ou la lumière,
L'obscur ou la lumière... solitaires, solidaires

A l'arrière des cafés Au grés des verres de vin
Dans nos coeurs la beauté
Boit des coups la jeunesse
De dessous les pavés
Tu me passes le joint
Vont les grandes idées,
Dans le feu de l'ivresse
Il y a Martin et Lisa
Qui me disent "on y croit"
Dire qu'on avait des rêves...
Rappelle-toi

Mes passages préférés : tout

Rock Mag :
Allez, dis-nous, qui sont ces fous dont tu parles ? Les bien-pensants ? Que recouvre "l'obscur ou la lumière" ?

Damien Saez :
Les fous, ce sont les bobos. En fait, cette chanson parle des discussions de bobos, de leur bien-pensance effectivement. Je crois qu'il faut vraiment choisir un camp sur certains sujets, c'est l'obscur ou la lumière, il ne faut pas rester dans cette tiédeur. La Turquie par exemple, faut choisir, l'Orient ou l'Occident, alors que ce pays finalement, ce n'est ni l'un ni l'autre. Alors est-ce qu'on lui ouvre nos portes d'Europe ou pas ? Là, faut vraiment prendre parti. Le problème c'est qu'on nous anesthésie le cerveau. On est dans l'infantilisation : pourquoi tout le monde regarde ces conneries de mangas alors qu'il y plein de films très bien qui ne sont presque pas diffusés ? Parce qu'ils font marcher l'économie. Parce qu'ils viennent du Japon où la mode change tous les 15 jours et tout le monde suit.
# Posté le lundi 18 octobre 2004 12:53
Modifié le samedi 23 octobre 2004 12:06

"Dans le bleu de l'absinthe"

"Dans le bleu de l'absinthe"
Dans le bleu de l'absinthe

Dans les économique,
Dans la métaphysiques,
Dans les trop vieux combats,
Je m'en sortirai pas.
Au gré des connections,
Les millions, les questions.
Dans la meute aux médias
Je m'en sortirai pas.
Entre l'aube et la fin
Dans l'antre de ta main
Dans les jeux de l'étreinte
Dans les maux les complaintes
Dans la contestation,
Les fausses rebellions,
Dans le faux, dans le vrai,
Dans la sécurité
Ne me laisse pas
Au milieu de la pièce,
Théâtre de l'absurde,
Les comment dis pourquoi
On s'en sortira pas?
Dans la beauté du mal
Dans la beauté du sale
Sous les voiles ou les croix
On en sortira pas.

Dans le noir du venin
Ce qu'on est ce qu'on feint,
Dans le bleu de l'absinthe,
Chez les putes chez les saintes,
On se donne on se perd
A passer des frontières a trainer sous l'orage
Un jour vient le naufrage;
Entre l'or et la faim
Accroché à ton sein
Dans le feu de l'étreinte
De nos corps qui s'esquintent
Dans les constellations,
Les sodominations,
Dans le faux dans le vrai
Dans le brut dans l'abstrait
Ne me laisse pas
A la lisière de nos rêves
M'éteindre entre tes lèvres
sous les voiles ou les croix
Au coeur de l'attentat...

Au vent des connections
T'as vu comme on se vend!
Par les quatre horizons
T'as vu coimme on nous prend!
Dans le faux, dans le vrai,
Dis-moi qu'est-ce que tu crois?
Dans le brut de l'abstrait
Dis-moi quelle est la voie?

Mes passages préférés : 1:40-1:50 / 3:22-4:15 / 4:36-7:13


Rock Mag :
La "sodomination" c'est les nouveaux modes de communication ?

Damien Saez :
Oui, entre autres. Je dis : "Au gré des connexions", moi tout ce qui est câbles, ça m'emmerde. J'aime pas Internet, c'est pas que je crache dessus forcément, j'aime pas Internet comme d'autres n'aiment pas la mer parce qu'ils se font chier sur la plage, mais bon voilà, je préfère les vraies relations, avec des odeurs, des couleurs, tout ça. On est dans un monde totalement aseptisé. Cette chanson c'est un appel au retour à l'humain. Parce que c'est l'humain qui nous fait faire de jolies choses. Quand je regrette l'abstrait, je pense au tableau de Magritte un peu. Celui où il y a une pipe et en dessous est écrit : "Ceci n'est pas une pipe". Bah non,ce n'est que la representation, limage dune pipe. Ben moi ce qui m'intéresse, c'est pas l'image, pas la représentation, c'est la pipe. Ce qui m'intéresse, c'est pas les images, pas les médias : c'est l'humain.
# Posté le lundi 18 octobre 2004 13:11

"Comme une ombre"

"Comme une ombre"
Comme une ombre

Je serai l'accident
Sur le bord de ta route
La larme du poison.
Caché entre les gouttes
Le joueur de pipeau
Fait danser les serpents

Je serai le napalm
Qui s'accroche à la peau,
Tourne autour de ton âme
C'est moi le torero!
Qui remue dans la plaie,
Je serai le couteau.

Rien ne sert de t'enfuir,
Je te rattraperai,
Même en haut de ton empire
Nous viendrons te chercher

Je serai le virus
Va dans le computer
De la foire au pognon,
Je serai le crackeur
Comme une pourriture
Qui ne s'arrête pas
Au royaume du sombre
De la thune et des rats
Je serai comme une ombre
A chacun de tes pas
Comme une maladie
Qui frappe et qui s'en va.

Tu peux faire ta prière
J'ai fini de jouer
Viens voir dans le désert
Aux mirages éclatés.
Pour le mal
Pour le mal

Le clean et puis le sale,
Le tendre et puis le mal
Qui ne s'arrête pas.
Je serai avec toi;
La clef et puis la chaîne
Sous le chant des sirènes,
A chacun de tes pas
Je serai avec toi
Le beau et la laideur,

Le sang et puis le coeur
Qui ne s'arrête pas.
Je serai avec toi,
Soleil noir d'orage,
De sagesse est la rage,
A chacun de tes pas
Je serai avec toi
Pour le mal
Que tu m'as fait;
Pour le mal
Que je te ferai...

Mes passages préférés : tout

Rock Mag :
Cette menace de vengeance, c'est une adresse à Dieu ? A la vie ? A une femme ? Ou bien est-ce que c'est Dieu qui parle finalement ?

Damien Saez :
C'est exactement ça, une vengeance. Mais plus dans l'idée d'une vengeance de ta conscience sur toi-même. Donc ce n'est pas Dieu qui parle mais ma conscience qui me dit qu'elle se vengera de quelque chose que j'ai fait en me donnant des remords : "Je serai l'accident [...] je serai le virus [...] je serai le crackeur". Elle m'empêchera d'être serein, quoi.
# Posté le lundi 18 octobre 2004 13:21

"Marta"

"Marta"
Marta

Des ombres et des mystères qui tournent autour de toi.
En dedans la lumière, te souvients-tu de moi?
On était volatile, je ne savais pas.
Le couteau dans la chair, toi tu combats

Dis pourquoi Marta?

Des cendres et des poussières qui traînent autour de toi.
Du sans dans les rivières, te souviens-tu de moi?
Tu me laisses inutile, à courir après quoi?
Des bouteilles à l'amer, un effluve de toi.

Dis pourquoi Marta?

Mes passages préférés : 0:42-0:54 / 1:28-1:40 / 2:04-2:38 / 2:42-6:47
# Posté le lundi 18 octobre 2004 13:26

"Clandestins"

"Clandestins"
Clandestin

Dans la chambre sans bruit
Le nuit nous faisons route.
Amoureux solitaires
Sans regarder derrière.
Nous fuyons tous les deux,
Tu me fis qu'on est fou;
Alliés,là dans l'ombre
Tu éclaires
Dans les draps de satin soir
Etaient nos nuis blaches.
Toi, tu m'ouvrais la voie,
Moi, je cambrais les hanches.
Au brûlant de la peau,
Au puissant des parfums
De la sueur et de l'autre
Comme deux sans abris
Au milieu de l'orage
Sous les coups, sous la pluie
Nous joingnons nos visages
Au-delà des réels
Mon amour avec toi,
Allez viens on s'arrache,
Allez viens on se crache!
Evadés, Clandestins Allez viens...
Allez, envoie le corps, au défi de l'hardcore
Aller envoie tes rêves aller envoie tes lunes
Allez crame mon âme qui nous brûle passion que nous
Mène l'union aux hallucinations,
Que la peur dans tes yeux fasse monter l'acide jusqu'au bord
De tes lèvres aussi noires que la nuit qui nous emmène
Au large sur des terres sacrées où l'on aime à saigner,
Où l'on aime à s'aimer.
Que l'on meure maintenant dans ce lit, fugitifs,
Accrochés à nous-mêmes, perdus dans le récif;
Que s'arrête le temps! Que continue l'instant!
Et que s'ouvre l'abysse devant toi mon amour
Aller délivre moi du plaisir qui nous ronge
Allez libère toi au violent de nos songes
Allez, transe avec moi sans jamais t'arrêter,
tout nue sous l'orage, je veux te voir pleurer
Hors de moi!
S'évader Clandestins, Dérapés

Mes passages préférés : 1:25-1:41 / 2:15-4:34
# Posté le lundi 18 octobre 2004 13:29